Le congé de paternité et son importance

0

congé de paternité entre père-filsSalut Gars,

Ouep, mon congé de paternité est terminé. Ça fait 2 semaines que l’on passe chaque journée ensemble. C’était le retour au travail de maman. La garderie était en vacances donc j’ai pris mes deux dernières semaines de paternité qui m’étaient accordés pour rester avec toi.  On s’est amusé comme des fous. Outre ta poussée de dents qui semble t’avoir rendu un peu moins souriant, tu as fait ça comme un champion. Pendant ces jours à la maison, je me suis rendu compte que ce congé de paternité avait une bien plus grande importance de ce que j’aurais pu anticiper, autant pour moi que pour toi fiston. Je globalise cela en 3 points

 

1. L’importance du père de connecter avec son enfant

Malgré le fait que nous passions du temps ensemble lorsque je revenais du travail, ou pendant les fins de semaine, nos minutes étaient quand même limitées. Maintenant que tu es conscient de l’attention que tu demandes, c’est à ce moment là que je devais en profiter. Comme toujours, les papas connectent différemment que les mamans avec leur enfant. Habituellement, nous sommes là pour rire, pour s’amuser et pour se tirailler tandis que maman est là pour l’affection, les calins et les becs… Je crois qu’il est tout de même important pour un papa d’être présent côté affectif.

Bin non, je ne dirai pas à maman qu’il m’ait arrivé de te bercer pendant un certain (même si tu dormais profondément) et de t’admirer, de rêver à ce que tu allais être plus tard, de penser nos futurs éclats de rire, à nos niaiseries que nous allons faire à ta mère, ou encore aux défis que nous allons relever ensemble. Tous ça avec le coeur gros et une larme au coin d’oeil.

Les trois piliers d’une relation père-fils

En y réfléchissant bien, je crois qu’il faut un parfait équilibre entre affection, admiration et rivalité. 

  • L’affection: C’est important que tu saches et que tu sentes que je t’aime. Cela va de soi. L’amour père-fils n’est plus ce qu’elle était dans les années de mes grands-parents. Des liens d’affection doivent se tisser entre toi et moi.
  • L’admiration: Je tenterai de t’apprendre et de te partager mes valeurs et mes aspirations. (Ton père ne sera peut-être pas le plus fort, mais tu verras, il a d’autres qualités). Je veux que tu retiennes le meilleur de moi et de ta maman pour ensuite que tu te façonne comme tu le souhaites.
  • La rivalité: Je vais toujours te pousser plus afin que tu puisses atteindre des buts et ton plein potentiel. Rien de mieux qu’un peu de rivalité père-fils pour faire cela. Si tu es comme moi un minimum, tu seras un peu compétitif 😉

Pendant les deux dernières semaines, on a réussi à connecter, à rire et à s’amuser. Ça m’a fait du bien. J’ai encore beaucoup à apprendre, mais tu verras bien, ensemble, nous réussirons

2. L’importance de l’enfant à s’habituer et s’adapter à une différente routine.

Tu t’es habitué rapidement à la routine de ta maman, au berçage avant de t’endormir, aux bisoux infinis (tu en as encore pour longtemps avec ça), aux petites sorties planifiées pendant la semaine.. Il est certain qu’avec moi, ça l’a été différent, tout comme lorsque tu as commencé à la garderie. Je crois fortement que de bouleverser légèrement ta routine te permettra de mieux t’adapter à tous futurs changements. Tu vois, cette semaine, j’ai appris qu’en te disant dodo, tu comprends et tu te couches immédiatement (tout en chialant un peu évidemment). J’ai appris que tu n’as besoin que je te berce pour t’endormir lors de tes siestes. Tu le fais comme un grand. Je crois que tu apprends rapidement et que ces deux dernières semaines t’on été bénéfiques (à moi aussi d’ailleurs). Une nouvelle routine commencera sous peu. Sois prêt, celle-ci, nous l’aurons pour quelques années encore.

3. L’importance pour le père de comprendre le congé de maternité

Tu sais mon gars, tu as passé quasiment un an avec ta maman. Sans avoir vécu cette longue période à “rester” à la maison pour être auprès de toi, il m’était vraiment difficile de pouvoir saisir réellement ce que consistait ce congé parental. Je pouvais tenter de comprendre et de supporter maman lorsqu’elle en avait besoin. Grâce à mon congé de paternité, je me suis vite rendu compte que ce n’est pas aussi simple que ça. En réalité, tu déplaces pas mal plus d’air de ce que je pouvais imaginer. Essayer de garder la maison propre, de s’occuper de toi et de se divertir, ça en fait pas mal.

J’ai bien vite compris qu’il y a 24h dans une journée et que ce n’est pas assez afin de tout faire. Il faut choisir ces batailles, apprendre à délaisser un peu pour garder une saine équilibre. Après tout, nous ne sommes pas des super héros. Il faut se garder du temps pour nous: sortir, voir des amis, faire du sport. Il faut aussi se garder du temps pour le couple: très important pour continuer à entretenir cette flamme en nous.

Merci à vous les mamans

Aussi, si tu permets Gars, je vais prendre quelques lignes afin de remercier et de féliciter toutes les mamans restant à la maison avec leur enfants.

Merci à vous. Je ne crois pas qu’il est si évident que cela de changer son mode vie du jour au lendemain afin rester aux côtés de ces petites bêtes remplies d’amour. Que se soit de mettre en pause votre carrière professionnelle ou encore de changer vos habitudes de votre vie social, merci pour cela. Votre patience inconditionnel à leur pleurs sans fin ou à leurs crises existentielles, merci.  Merci de vous êtes levées lorsque le bébé décide que sa nuit se termine a 4h00 du matin. Merci de le bercer jusqu’au petites heures du matin parce qu’il a une petite fièvre ou une poussée de dents.

Mais aussi, merci pour votre tolérance à nos maladresses, à notre impatience un peu trop prompt ou encore à nos méthodes de faire peu orthodoxe. Merci surtout de nous accueillir la majorité du temps avec un sourire lorsque nous revenons du travail. Ça fait toujours du bien. Sachez que vous jouez un rôle très important dans la vie de nos enfants et nous vous en remercions . 

Un autre petit merci spécial à ta maman: Tu l’as fait. Merci pour tout, sans ton effort, sans ta patience, sans ton amour, sans ta volonté interminable, cette dernière année aurait pu être autrement pour notre petit fiston. Tu es une maman formidable, n’en doute jamais.

L’histoire continue

Lundi, je recommence à travailler. J’irai te porter à la garderie, maman ira te chercher en fin de journée. Un nouveau chapitre commence. Tu verras, les meilleurs jours sont à venir.  Tu dors finalement à poing fermé, comme ta maman d’ailleurs. Le silence règne dans la maison. Je souris.

Je t’aime Gars.

About Author

Leave A Reply